Après tous mes trous (Marilou, hérisson de mauvais augure) : mal aux poignets et aux bras. Bon, pause. J’ai attaqué la
couture.
Dans cette maison biscornue de quatre niveaux, il n’y a presque pas de portes. Je l’ai voulu. Avec ses murs de 50 à
60 centimètres d’épaisseur, elle est petite, il y a peu de fenêtres, ainsi l’air et la lumière circulent mieux. Et puis des portes, ça prend de la place, et puis enfin, comme je les aime bien
« habillées », je n’avais plus envie d’ajouter des dizaines de mètres de baguettes aux centaines déjà à mon actif dans mes habitations précédentes.
Comme il faut malgré tout des séparations, j’ai prévu des portières en tissu. Donc couture.
Près de l’aéroport, au bord de l’autoroute, j’ai trouvé une sorte de « Marché Saint Pierre » (magasin parisien
où sont vendus « à prix cassés » les tissus qui restent aux fabricants et aux magasins qui se font de la place pour les nouvelles collections.) Tout à 1, 2, 5 ou 10 euros le
mètre : parfait.
Lorsque je dis « porte », entendez aussi porte de placard. Et c’est là où Bricolo entre en jeu. Quand les murs sont encombrés de
rayonnages de livres, inutile de chercher de la place pour d’autres meubles de rangement : il n’y en a plus. Et, vous l’aurez compris, pour bricoler, coudre, etc., j’ai « plein de
choses ». Alors ?
L’étage principal a +/- 3,30 m de hauteur sous plafond. C’est une grande salle tout en longueur avec juste une fenêtre au
bout et pas la possibilité d’en percer une autre. Il me fallait y aménager une chambre et un séjour.
Bricolo cogita, donna des ordres aux maçons, puis attrapa ses outils et…
... puis un peu plus tard :
Voilà, c’est fini, et en place : l’accès à ma chambre...
Car pour la chambre et la petite salle d’eau (que vous avez vue précédemment), j’ai fait construire un plancher à 80 cm au-dessus du
sol. Ainsi, tout le dessous, libre, est devenu un grand volume de rangement (en deux parties). Il y a un éclairage, et la tuyauterie, qui y circule, a été facile à installer.
Mais pour entrer là-haut il fallait un escalier. Or cinq marches prenaient trop de place et n’en laissaient plus au lit. J’ai donc
construit le début de l’escalier escamotable. Il se range sous la partie haute de l'escalier,
ou bien se tire dans le couloir, qui est le passage à la pièce de devant. La première marche est large pour permettre de marcher dessus sans être obligé de le ranger
pour circuler. Sinon, dans la journée, il est insoupçonnable.
Dans la chambre, pour le rangement, c’est le contraire. Pas en bas, mais en haut. J’ai fait fermer le haut du couloir, et tout
ce nouveau volume en longueur, jusqu'au plafond, se présente comme deux grands placards hauts, ouverts, l’un dans la chambre, l’autre dans la salle de bains.
Enfin, comme je ne voulais rien perdre, on accède au volume
inaccessible derrière l’escalier, par un trou dans le bas du mur de l’autre pièce. J’ai fabriqué deux rayonnages sur roulettes qui s’y glissent. J’y mettrai une porte, ou plus certainement un
rideau.
Le sous-bassement, en deux parties égales, étant très profond, pour chaque surface du fond, j’ai fait une large planche
sur roulettes qui permet de tirer d’un bloc tout ce qui y est remisé. Et comme je suis contente de mes étagères derrière l’escalier, j’en ferai d’autres, pour devant.
Il existe de grands conteneurs en plastique sur roulettes. J’en ai acheté : les roulettes ne résistent pas à plusieurs
roulements lorsqu’ils sont lourdement chargés. Alors vive Bricolo !
Alors, rideaux ?
Pour les aménagements de cet étage, puisque « pas de porte » : 15 petits et grands panneaux à coudre !
Un truc de Bricolo : partout où c’était possible (8 sur 15), pour m’éviter d’autres trous, j’ai utilisé des tringles réglables à
ressort, sans vissage, pour rideaux de douche ! Rien à faire, surtout blanc sur blanc. (Sinon : un coup d’aérosol de la couleur désirée…)
PS : Six sont finis. Allez, j’y retourne.
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