Mercredi 11 avril 2007

     Pas de neige sur les sommets cet hiver, et le temps en ce moment ressemble à un automne, au "nord".
     Ce matin, un éclaircissement pouvait malgré tout être espéré,


 ... espoir perdu.

  Le paysage a disparu.

   Rien. On ne voit plus rien, il fait presque nuit à trois heures de l'après-midi. Il pleut et il fait froid, pour ici. 
     La Semana santa a été perturbée chaque jour, chaque nuit, ne se sont réjouis que les vendeurs de parapluie.
     Je commençais à m'habituer à être gâtée par un temps de rêve... et suis devenue frileuse. Allons, je retourne à mes outils pour me réchauffer !

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Samedi 7 avril 2007

      Bonnes fêtes de Pâques ! Voici des fleurs...

     Si mes cactus du coin "petitdej" du studio ne piquent pas (voir "Bricolo" - n°7), suit un petit reportage en images sur les vrais que l'on découvre tout au long des routes.
     L'hiver, grâce à l'humidité, ils sont bien verts et bien dodus,
 
     Puis, au printemps, ils fleurissent. Cette année, en raison du froid inhabituel, la végétation est très en retard, mais ce n'est que partie remise. Des petits doigts commencent à pousser sur l'arrondi supérieur des palettes, et bientôt, de chaque petit  doigt jaillira une fleur d'or...


     Après la floraison, certains de ces doigts deviendront des fruits, les "chumbos" ou figues de barbarie (couvertes de minuscules épines armées de crochets qui piquent-brûlent, aïe, aïe, aïe !), d'autres grandiront et deviendront des palettes supérieures de la plante.
      Lorsque la sécheresse de l'été sévira, les palettes se friperont, déshydratées, s'inclineront lamentablement, surtout les plus chargées de fruits, et feront penser à leur mort. Mais dès les orages d'automne, gorgées d'eau, elles redresseront fièrement leurs têtes jusqu'à l'été suivant.
 
      Les espèces de cactées sont nombreuses, très esthétiques, les collectionneurs ne s'y trompent pas. Toutes fleurissent, mais très sensibles aux variations atmosphériques, de façon aléatoire, quelquefois pas du tout, selon les années. On trouvera les formes les plus diverses, fleurs uniques, fleurs hautes sur tiges, en grappes, toutes les couleurs vives.

     Avant d'emménager dans mon village, j'étais hébergée dans une propriété campagnarde dans la montagne. Lorsque les cactus ont commencé à fleurir tout autour de moi, j'ai naturellement été admirative. On m'a alors prévenue de surveiller un petit cactus en pot, bien modeste, m'informant qu'il pourrait peut-être me faire une surprise, si j'étais attentive. Intriguée, je l'ai photographié.


     Vous voyez, il ne payait pas de mine.
   Je l'oubliai un peu. Et puis, quelque temps plus tard, je découvris de drôles de boutons...


   Et un matin suivant ce fut l'apothéose !

     Magnifiques !
     Légers comme des plumes, les pétales frissonnaient sous la brise...


    Admirez-les, car c'est une rareté. Moins encore que les roses, ces fleurs, très légèrement parfumées, ne vivent qu'une journée. La nuit qui suit son éclosion, chacune se referme, et le bouton aussitôt se racornit, s'assèche puis tombe.
    Cette année-là, la floraison fut exceptionnelle : trois fleurs, et qui s'épanouirent ensemble.

     Au dernier printemps, il n'y eut qu'une fleur, et j'arrivai trop tard, le lendemain. Au sommet, un bouton ne parvint pas à maturité.


        Mais remarquez combien les rejetons sont nombreux depuis l'année précédente.  j'en ai prélevé un, c'est le petit qui s'ennuie tout seul sur ma terrasse...

       "Il grandira, il grandira, il grandira parce qu'il est espagnol !"
      (Clin d'oeil aux amateurs d'opérettes...)

      Bon dimanche à toutes et à tous !

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Mardi 3 avril 2007
    
      Non, je n'ai pas encore posé la porte. Certains projets ont changé, le délai strict est repoussé. Mais pas de vacances pour autant. On m'a confié un nouveau travail, urgent aussi. La demande fut précédée d'une horrible petite phrase, un compliment masquant la malignité d'une pesante réalité : "Tu fais tout tellement bien !" 
     Ben, voyons ! Ah, que j'aimerais parfois être stupide et maladroite ! Mais bon. Puisque j'aime faire ce que je fais, je cède.

     Voici la primeur d'une info qui sera bientôt largement publiée :
     Le dernier niveau principal de la maison, indépendant (il y a une entrée sur une autre rue que la mienne) va être une chambre à louer, au week-end, ou à la semaine. Sa situation exceptionnelle, devenue rare, permet un bon standing. Je ne vous fais pas l'article des avantages, un site est en préparation en anglais, français, espagnol. Pas par moi car il ne m'appartient pas, je mets seulement mon grain de sel dans son aménagement.

     En fait de chambre, il s'agira pratiquement d'un studio avec petite terrasse privée, et grande terrasse solarium (privée également) sur le toit-terrasse de la maison.
     Pas de cuisine à l'intérieur, toutefois, un coin petit-déj.
     Bricolo avait carte blanche. Alors voici à quoi ont passé les deux dernières semaines :



     Sympa, non ?
     Les cactus, c'est parce que, faute de temps, je suis un peu frustrée par mon actuel jardin botanique...


       Ca n'a l'air de rien, mais quel travail d'ajuster un plan de travail dans un coin aux angles biscornus, de monter des meubles en kit, de les fixer, de faire un support pour le M-O. Mais c'est fini et j'aime bien. Le meuble bas de rangement (étagères, paniers, tiroirs), dont le dessus est carrelé, se tire, se déplace, ah, que j'aime les roulettes !

        Un coup d'oeil écologique sur l'arrière du toit-terrasse :
   
        J'y tenais : le chauffage de l'eau est solaire. Quoi de mieux sur la "Costa del sol" ? D'ailleurs ici, dans moins de deux ans, ce sera obligatoire pour toutes les nouvelles constructions.
        Efficace ? Trop ! Encore seule, je consomme peu. Alors, lorsqu'il fera "toujours" beau les jours prochains (pas comme hier sur la photo), comme l'été dernier, je serai obligée de couvrir une partie des capteurs car l'eau bout !
        Pour les techniciens : hier, elle était malgré tout à 70°. C'est la température moyenne de l'eau chaude, l'hiver.


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Mardi 3 avril 2007
     Lorsque la pluie (ou la tempête, le grand vent a les mêmes conséquences) condamne les deux tronos - celui de Marie et celui de Jésus - à rester dans leur église, les porteurs effectuent des "manoeuvres" particulières. Notamment, ils "bercent" Marie.
     Pour cela, ils coordonnent le martèlement de leur pied gauche, puis de leur pied droit, sur place, ce qui entraîne le balancement de la plateforme. C'est une épreuve, car à chaque inclinaison du trono, le poids est décuplé sur l'épaule.
     Le majordome ordonne de longues séances... Les hommes sont là pour les subir volontairement avec ferveur.
    Pour varier, ces bercements sont interrompus pour des manoeuvres d'élévation à bout de bras. Là encore, le majordome principal (qui est le responsable qui décide des sorties ou non) met à l'épreuve la résistance des hommes en faisant répéter ces saluts.
      Dans l'église, bondée, les fidèles prient. Et lorsque la surface intérieure est assez vaste, un mouvement giratoire permanent de la foule permettra à chacun de s'approcher de chaque trono.

      Ce n'est pas du folklore, c'est de l'authentique. Nous sommes pourtant dans le monde moderne du XXI° siècle et l'Espagne n'a rien à envier aux autres pays. Même pour les carences. Dernièrement, on me questionnait sur les conditions espagnoles actuelles concernant le problème du manque de prêtres. En France, surtout à la campagne, faute d'officiants, chacun d'eux doit "courir" le samedi et le dimanche d'une église à l'autre pour célébrer la messe dans les communes.
     Je me suis renseignée : ici, malgré la place importante de la foi, on le déplore aussi.

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Lundi 2 avril 2007

     Ce matin, connexion OK, et je m'en étonne, tant je m'attendais à ce que le ciel soit encombré d'une multitude de prières.
     En effet, des milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, doivent être partagées entre l'espoir et la crainte d'une immense déception. Et à ces croyants, il ne reste que la prière d'un ciel meilleur. Ciel ? Celui qu'ils ont au-dessus de la tête et qui, depuis l'aube, déverse des trombes d'eau.

     Commence aujourd'hui la Semana santa. Ses extraordinaires processions vont-elles être annulées ? Vous avez dû lire, dans mes reportages précédents ("Andalousie - Semana santa" n°17 et 18), que les précieux personnages des tronos ne pouvaient être exposés à la pluie. Cela semble être déjà compromis pour les premières processions de la journée...

     Ce soir, ce sera la sortie du "Cautivo", le captif qu'attentent de suivre, comme chaque année, des dizaines de milliers de personnes, solidaires, en peine du martyre qui suivra, et qu'elles connaissent.
     Mais ici, à la fois mer et montagne, le temps change très vite. Un coup de vent, et en une heure ou deux, les nuages les plus épais peuvent disparaître.
    
A suivre...

     Suite :
 Je commence par la bonne nouvelle : les processions du soir ont bien lieu en ce moment, les nuages de pluie se sont écartés.
      La mauvaise est qu’après un matin pluvieux, si le ciel s’est éclairci en fin de matinée, le soleil n’a pas retenu les giboulées de l’après-midi. Entre deux ondées, certaines congrégations, dont c'était le jour, ont effectué leur « sortie », mais elles n’ont pu faire le parcours officiel prévu.

      Pour l’ensemble des nombreuses communautés, un programme de chaque jour de la semaine est établi. Si un petit décalage est admis, il n’est pas possible de reporter une procession à un autre moment que le temps qu’il lui était imparti, il n’y a pas de place.
      J’imagine ce qu’ont dû ressentir les responsables ne pouvant autoriser les départs, alors que les fidèles, impatients et se moquant bien d’être mouillés, devaient être tentés de prendre le risque ! Mais je crois me souvenir, qu’une année, avoir bravé le ciel menaçant s’est révélé catastrophique. Non seulement les tronos ont subi de gros dommages, mais un grave accident - la chute de l’une de ces pesantes plateformes - a été évité de justesse. Alors désormais il convient de ne plus « tenter le diable » (qui semble n’attendre que cela !) et d’être prudent. Mais combien cela doit être difficile ! Car si finalement il ne pleut pas comme on le craignait… quel regret !

      A demain... peut-être…

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Lundi 19 mars 2007
(Travaux, travaux, problèmes ! Beaucoup de problèmes!)

       Coupures Internet - stop - beaucoup de travail - stop - suis saturée - stop - surtout de la tête - stop - mais faut faire avec - stop et fin.

     Etre saturée rend idiote. La preuve ? J'ai profondément entaillé le bout de mon petit doigt gauche (pas en bricolant.) Embêtant mais pas grave. Toutefois ça a beaucoup saigné et longtemps. Et une question m'est alors venue : "Comment un si petit doigt peut-il contenir autant de sang ?"
       No coment.

       Bref, Bricolo doit abandonner momentanément les aménagements en cours pour résoudre un problème urgent :


       Cela, c'est une porte qu'on vient de me livrer. Mais elle est plus large que je ne l'avais demandée.


       Gros problème pour la changer, à cause du transport. Il faut donc que je m'en arrange...


       Je dois l'adapter ici, sur ce palier, en haut de ces trois petites marches. Et, afin de rendre indépendants les deux étages que vous imaginez, fermer le côté de la rampe. Et ce, à terminer avant le 15 avril...

        Merci de m'encourager !

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Dimanche 11 mars 2007

 
      Après tous mes trous (Marilou, hérisson de mauvais augure) : mal aux poignets et aux bras. Bon, pause. J’ai attaqué la couture.

         Dans cette maison biscornue de quatre niveaux, il n’y a presque pas de portes. Je l’ai voulu. Avec ses murs de 50 à 60 centimètres d’épaisseur, elle est petite, il y a peu de fenêtres, ainsi l’air et la lumière circulent mieux. Et puis des portes, ça prend de la place, et puis enfin, comme je les aime bien « habillées », je n’avais plus envie d’ajouter des dizaines de mètres de baguettes aux centaines déjà à mon actif dans mes habitations précédentes.
        Comme il faut malgré tout des séparations, j’ai prévu des portières en tissu. Donc couture.
        Près de l’aéroport, au bord de l’autoroute, j’ai trouvé une sorte de « Marché Saint Pierre » (magasin parisien où sont vendus « à prix cassés » les tissus qui restent aux fabricants et aux magasins qui se font de la place pour les nouvelles collections.) Tout à 1, 2, 5 ou 10 euros le mètre : parfait.

     Lorsque je dis « porte », entendez aussi porte de placard. Et c’est là où Bricolo entre en jeu. Quand les murs sont encombrés de rayonnages de livres, inutile de chercher de la place pour d’autres meubles de rangement : il n’y en a plus. Et, vous l’aurez compris, pour bricoler, coudre, etc., j’ai « plein de choses ». Alors ?
        L’étage principal a +/- 3,30 m de hauteur sous plafond. C’est une grande salle tout en longueur avec juste une fenêtre au bout et pas la possibilité d’en percer une autre. Il me fallait y aménager une chambre et un séjour.

        Bricolo cogita, donna des ordres aux maçons, puis attrapa ses outils et…  
 
 ... puis un peu plus tard :

        Voilà, c’est fini, et en place : l’accès à ma chambre...

      Car pour la chambre et la petite salle d’eau (que vous avez vue précédemment), j’ai fait construire un plancher à 80 cm au-dessus du sol. Ainsi, tout le dessous, libre, est devenu un grand volume de rangement (en deux parties). Il y a un éclairage, et la tuyauterie, qui y circule, a été facile à installer.


      Mais pour entrer là-haut il fallait un escalier. Or cinq marches prenaient trop de place et n’en laissaient plus au lit. J’ai donc construit le début de l’escalier escamotable. Il se range sous la partie haute de l'escalier,
 
ou bien se tire dans le couloir, qui est le passage à la pièce de devant. La première marche est large pour permettre de marcher dessus sans être obligé de le ranger pour circuler. Sinon, dans la journée, il est insoupçonnable.


       Dans la chambre, pour le rangement, c’est le contraire. Pas en bas, mais en haut. J’ai fait fermer le haut du couloir, et tout ce nouveau volume en longueur, jusqu'au plafond, se présente comme deux grands placards hauts, ouverts, l’un dans la chambre, l’autre dans la salle de bains.

      Enfin, comme je ne voulais rien perdre, on accède au volume inaccessible derrière l’escalier, par un trou dans le bas du mur de l’autre pièce. J’ai fabriqué deux rayonnages sur roulettes qui s’y glissent. J’y mettrai une porte, ou plus certainement un rideau.
 
        Le sous-bassement, en deux parties égales, étant très profond, pour chaque surface du fond, j’ai fait une large planche sur roulettes qui permet de tirer d’un bloc tout ce qui y est remisé. Et comme je suis contente de mes étagères derrière l’escalier, j’en ferai d’autres, pour devant.
       Il existe de grands conteneurs en plastique sur roulettes. J’en ai acheté : les roulettes ne résistent pas à plusieurs roulements lorsqu’ils sont lourdement chargés. Alors vive Bricolo !

        Alors, rideaux ?
       Pour les aménagements de cet étage, puisque « pas de porte » : 15 petits et grands panneaux à coudre !

      Un truc de Bricolo : partout où c’était possible (8 sur 15), pour m’éviter d’autres trous, j’ai utilisé des tringles réglables à ressort, sans vissage, pour rideaux de douche ! Rien à faire, surtout blanc sur blanc. (Sinon : un coup d’aérosol de la couleur désirée…)



PS : Six sont finis. Allez, j’y retourne.


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Jeudi 15 février 2007

         Voilà.

        C’était maintenant ou jamais : j’ai finalement ajouté un ultime rayonnage tout en haut. Pour ce faire, il m’a fallu démonter celui du dessous, après avoir retiré tous les livres déjà en place, mais bon, je viens de tout achever, ouf !


        En sciant l’étagère à la bonne dimension, j’ai pensé à vous, et vous livre un «truc» satisfaisant qui pourra peut-être vous aider, vous, bricoleuses (et bricoleurs), en pareille situation.


      Il est malaisé de travailler des matériaux de grande longueur. Même si l’on dispose d’un petit établi, même avec un serre-joint pour maintenir, scier à une extrémité pose le problème de l’équilibre/poids pour le reste du matériau. On cale avec ce qu’on a sous la main, le dossier d’une chaise, un petit meuble, un tréteau, mais ce n’est jamais à la bonne hauteur, pas pratique, etc. Bien sûr, il existe des tréteaux qui se règlent en hauteur, mais Bricolo pense aussi au porte-monnaie !

         Mal remisée en attendant mon emménagement, ma petite planche à repasser a pris la pluie, le mince plateau métallique est tout rouillé, et comme elle est devenue un peu bancale, je ne pensais plus la garder dans la mesure ou elle était bon marché.
Et puis j’ai commencé ma bibliothèque, galérant à scier les longues et lourdes étagères… Support trop haut, ou trop bas…
Mais… au fait, la vieille planche à repasser ne se règle-t-elle pas en hauteur ?
          Bingo ! C’est génial, la crémaillère se fixe à volonté !

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Dimanche 11 février 2007
         Dimanche.
      Ah, aujourd'hui je m'accorde une petite pause : défense de toucher le moindre outil ! Ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps et je l'ai bien mérité.
        J'admire, ça me réjouit, aaah !!!... Et tenez, je vais vous montrer des petits bouts de résultat "après trous".
        Souvenez-vous, au cours de ce travail, je vous avais dit que je m'étais fait un petit plaisir. Le voilà : j'ai réservé la planche au-dessus de la fenêtre à quelques souvenirs.


      Oh non, ces quelques trophées ne sont pas tout là-haut pour me glorifier de mes exploits, mais en hommage à mes chers compagnons aujourd'hui disparus : mes chiens.

      A droite : des livres. A gauche : des livres, des dossiers, et au plafond, le rail où sera accroché un petit rideau blanc qui cachera les deux derniers rayonnages de paperasse, ce qui explique l'espace laissé entre les planches.
       Oui, j'ai beaucoup de livres, beaucoup lu, beaucoup vécu. Et c'est sans doute pour cela qu'aujourd'hui j'écris. Mais s'ils sont nombreux dans cette pièce-bureau où j'ai voulu les regrouper, en réalité, dans la pièce à côté, petit séjour, il y en a quelques autres, classiques ou livres d'art d'un temps plus faste. Et en plus du plaisir et de l'intérêt de ce qu'ils contiennent, ils sont beaux à voir.


        Cette photo est trompeuse. J'ai tronqué les deux premiers mètres depuis le sol (plafond 3,40m), indescriptibles. La petite maison est encore un capharnaüm, cependant depuis quelques semaines, ce pan de mur, que je me suis empressée de laborieusement aménager (grands panneaux démontés et remontés un à un, car les éléments ne passaient par aucun des couloirs biscornus), c'est mon encouragement, ma consolation, mon sourire, car il y a là des choses qui me sont familières.
      Il y a peu de temps, apprenant ce qui m'est arrivé au cours de mon voyage, quelqu'un me disait que des disparitions matérielles étaient sans importance.
         Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas vrai non plus. Parfois, modestes ou précieux, les objets deviennent la famille, les amis que l'on a pas...


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Samedi 10 février 2007

        207 + 14 + 2 ajoutés = 223 !  ...
        n + i = ni, c'est fini !
       Enfin, non. Je crois qu'un rayonnage supplémentaire sera nécessaire ultérieurement, sur l'un des murs, tout en haut. Dans le doute de l'étanchéité de cet emplacement-là, j'avais prévu de le laisser libre. Je le regrette. Alors peut-être, la semaine prochaine...

       Pas de photos encore, je dois ranger d'abord.

       Ah, oui : chaussettes ???
      Juste un vieux petit truc de Bricolo, devenu si "ordinaire" que je ne le remarque même plus. Par association d'idées : trous... chaussettes...
         Voilà de quoi il s'agit :

         Si, comme moi, les cables électriques des appareils vous agacent à s'entortiller partout quand vous ne les utilisez pas, prenez une vieille chaussette (trouée !), retournez-la sur l'envers, faites un noeud bien serré dans la partie pied pour la faire disparaître, coupez l'excèdent usé, retounez : et vous aurez de quoi ranger proprement le cable de votre appareil, quel qu'il soit.
        Les amusantes chaussettes d'enfants font merveille pour les petits appareils de la cuisine ou de la salle de bain ! Facile et gratis !
      
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