Dimanche 29 avril 2007

      Tu as raison Nany, mais c'est ainsi...
      Je viens de découvrir une image bien triste. Heureusement que - je crois ? - les choses ne souffrent pas. Car voici ce qu'est devenu l'antique pétrin.



    Il est si lourd qu'il n'a pas encore été jeté dans la benne de récupération des métaux...
    Tout comme la construction du four lui-même, sa taille, et le fait qu'il soit mécanisé, confirme quelle devait être l'importance de cette boulangerie dans ce tout petit village de montagne.
     Le bâtiment est adossé à l'église... Certainement pas un hasard, ici, en Andalousie... Nourriture de l'âme et du corps... 

   C'était hier...
    Aujourd'hui, Bricolo a plus gai à vous montrer en exclusivité.

 

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Samedi 14 avril 2007
     
     Hourrah ! Le soleil est revenu pour la fête du saint patron de mon village !
     Celui-ci se nomme "Vicente Ferrer", mais comme il a fini ses jours en Bretagne, en France il y est connu là-bas sous le nom de Vincent Ferrier.
    Ce soir feu d'artifice en son honneur, et cet été, à l'occasion de la "Feria", il sera porté en procession sur un petit trono dans les rues principales du village.

   Au fait, mon village... le voici.
   J'ai pris ces photos ce matin. D'abord, visible depuis l'une des deux routes qui y accèdent, ma préférée,


plus près, voilà, c'est tout là-haut...

     Tranquille, isolé... Mais son isolement est trompeur.
    Cette route conduit directement, en moins de 20 minutes (et je ne conduis pas vite, je connais bien maintenant, mais je ne peux m'empêcher d'admirer ce  paysage de nature qui se modifie sans cesse) :

1) à un centre commercial régional (Hypermarché, galerie marchande, restaurants, complexe de 16 cinés, station essence, Correos, banques),

2) d'où l'on débouche sur l'autoroute "Autovia del Mediteraneo", qui, en surplombant Màlaga, dessert l'aéroport, quarante minutes plus tard.
    Et si l'on prend simplement la direction de la mer, en quelques minutes l'on se retrouve dans l'une des petites stations balnéaires et donc sur l'une des plages de la côte. On a le choix. A l'est comme à l'ouest, le rivage méditerranéen est entretenu et d'accès totalement public et gratuit, douches et rince-pied à disposition. Sauf pour configuration rocheuse et baignade dangereuse, il n'y a pas de rivages interdits, et dans ce secteur, pas de gratte-ciel. Belles promenades de plusieurs kilomètres, soit sur l'un des "paseos maritimos" communaux, promenade le long de la mer, soit les pieds dans l'eau...

     L'autre route, par l'autre côté des montagnes, conduit directement en ville dans Màlaga-este, quartier dit "El Palo". C'est la route principale, bien entretenue, avec service de cars, mais elle ne fait que tourner sans interruption et, surtout à la montée, il m'est arrivé d'avoir la nausée, même en conduisant, alors je ne l'emprunte plus.  Par contre, en descendant du village vers la ville, elle fait découvrir une vue imprenable sur la baie de Màlaga. De jour comme de nuit, c'est superbe.
Et bien sûr, en bas, bretelle pour l'autoroute également.

     Ce village est le plus proche de Màlaga (une quinzaine de kms de route, mais moins de la moitié à vol d'oiseau), et surtout le seul et dernier à avoir conservé son caractère typiquement andalou. C'est du pittoresque sans touristes. Son "isolement", dû à ce que longtemps l'aménagement de sa route de montagne fut négligé au point de paraître un chemin sans issue, fit qu'on ne vint pas le visiter.  Il fut ignoré des Malaguenos et des agences immobilières, pour son plus grand bien (et le mien). Depuis plusieurs générations, les gens y vivent et évoluent avec le temps. Il y a beaucoup d'enfants. Et comme récemment il a été rattaché administrativement à Malaga, il y a une école primaire, un collège, et le transport pour le lycée. S'ajoutent un centre de santé, une pharmacie, une supérette, un café-restaurant et les petites gargottes des habitués.
   Deux boulangers se relaient et viennent tous les jours, matin et soir ;  fourgonnette-épicerie tous les jours, et deux poissonniers tous les deux jours.

     Alors grand air, soleil, ciel immense, nature à perte de vue et clin d'oeil de la mer devant, là-bas, + une dimension humaine + toutes les commodités. Humm !...
     Ne convoitez pas un petit bout ce trésor, pas fous, les gens ont compris leur véritable intérêt, ne vendent pas mais y habitent. Il n'y a que trois "foyers" d'étrangers et je compte parmi ces trois ! Et comme il n'y a plus de terrains constructibles...
   Ah, mais, heu... bientôt un beau studio à louer au week-end ou à la semaine !

    A propos, place à Bricolo...

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Samedi 14 avril 2007

  
      Que cela peut être "bête" un petit couloir ! Pratique, indispensable, oui, mais carrelé, c'est froid quand les tapis partout ne sont ni une habitude locale, ni pratiques à entretenir. La fraîcheur du sol est voulue dans une région chaude, mais à l'oeil, c'est triste. Oh, bien sûr, surtout ici, en Espagne, il y a de magnifiques "azuleros" (carrelages) colorés, mais... c'est très cher, et en plus, bien plus cher à la pose. Et la pose du carrelage sur le sol, Bricolo ne fait pas. Ses genoux disent : non ! et ils sont intraitables.
    Alors Bricolo a eu juste une petite idée qui n'a coûté aucun supplément. Les poseurs ont bien essayé d'ergoter, mais finalement ils n'ont rien pu ajouter à la facture, sous peine de passer pour des arnaqueurs, et ça, ils n'auraient pas aimé.

      Voilà, c'est tout simple :
     Quelques carreaux de la même qualité mais d'une autre couleur, et l'on arrête à l'entrée de la pièce dont le sol sera uni, dans le ton principal.
      On n'oublie pas un petit rappel du ton ajouté, comme ici, une tenture... (Et une de plus !)


      En angle, de l'autre côté, c'était un peu plus large, et il n'y avait plus de carreau central. No problema, on varie le dessin.


      Voilà, fini la récré, je retourne au boulot.
     Je vais sur la terrasse couvrir mes tubes du chauffage solaire pour la soirée. Pourquoi ? Parce que la maison est tous près de l'endroit où l'on place les tubes de lancement des feux d'artifice. Les deux années précédentes, j'ai ramassé des grands bâtons et même une grosse fusée à moitié consumée, qui étaient retombés juste sur la maison. Il n'y a pas de vent, ils retomberont sûrement encore à la verticale. Les capteurs sont des tubes en verre, alors...

    J'en profite pour répondre concernant l'efficacité de ce chauffage. Au lieu de panneaux plats, les capteurs sont des cylindres. Cela fait que, le rayonnement du soleil tournant dans le ciel, mais pas les capteurs, il y a toujours une partie arrondie du cylindre directement face au soleil. CQFD.

      Bon dimanche à toutes et à tous.

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Mercredi 11 avril 2007

     Pas de neige sur les sommets cet hiver, et le temps en ce moment ressemble à un automne, au "nord".
     Ce matin, un éclaircissement pouvait malgré tout être espéré,


 ... espoir perdu.

  Le paysage a disparu.

   Rien. On ne voit plus rien, il fait presque nuit à trois heures de l'après-midi. Il pleut et il fait froid, pour ici. 
     La Semana santa a été perturbée chaque jour, chaque nuit, ne se sont réjouis que les vendeurs de parapluie.
     Je commençais à m'habituer à être gâtée par un temps de rêve... et suis devenue frileuse. Allons, je retourne à mes outils pour me réchauffer !

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Samedi 7 avril 2007

      Bonnes fêtes de Pâques ! Voici des fleurs...

     Si mes cactus du coin "petitdej" du studio ne piquent pas (voir "Bricolo" - n°7), suit un petit reportage en images sur les vrais que l'on découvre tout au long des routes.
     L'hiver, grâce à l'humidité, ils sont bien verts et bien dodus,
 
     Puis, au printemps, ils fleurissent. Cette année, en raison du froid inhabituel, la végétation est très en retard, mais ce n'est que partie remise. Des petits doigts commencent à pousser sur l'arrondi supérieur des palettes, et bientôt, de chaque petit  doigt jaillira une fleur d'or...


     Après la floraison, certains de ces doigts deviendront des fruits, les "chumbos" ou figues de barbarie (couvertes de minuscules épines armées de crochets qui piquent-brûlent, aïe, aïe, aïe !), d'autres grandiront et deviendront des palettes supérieures de la plante.
      Lorsque la sécheresse de l'été sévira, les palettes se friperont, déshydratées, s'inclineront lamentablement, surtout les plus chargées de fruits, et feront penser à leur mort. Mais dès les orages d'automne, gorgées d'eau, elles redresseront fièrement leurs têtes jusqu'à l'été suivant.
 
      Les espèces de cactées sont nombreuses, très esthétiques, les collectionneurs ne s'y trompent pas. Toutes fleurissent, mais très sensibles aux variations atmosphériques, de façon aléatoire, quelquefois pas du tout, selon les années. On trouvera les formes les plus diverses, fleurs uniques, fleurs hautes sur tiges, en grappes, toutes les couleurs vives.

     Avant d'emménager dans mon village, j'étais hébergée dans une propriété campagnarde dans la montagne. Lorsque les cactus ont commencé à fleurir tout autour de moi, j'ai naturellement été admirative. On m'a alors prévenue de surveiller un petit cactus en pot, bien modeste, m'informant qu'il pourrait peut-être me faire une surprise, si j'étais attentive. Intriguée, je l'ai photographié.


     Vous voyez, il ne payait pas de mine.
   Je l'oubliai un peu. Et puis, quelque temps plus tard, je découvris de drôles de boutons...


   Et un matin suivant ce fut l'apothéose !

     Magnifiques !
     Légers comme des plumes, les pétales frissonnaient sous la brise...


    Admirez-les, car c'est une rareté. Moins encore que les roses, ces fleurs, très légèrement parfumées, ne vivent qu'une journée. La nuit qui suit son éclosion, chacune se referme, et le bouton aussitôt se racornit, s'assèche puis tombe.
    Cette année-là, la floraison fut exceptionnelle : trois fleurs, et qui s'épanouirent ensemble.

     Au dernier printemps, il n'y eut qu'une fleur, et j'arrivai trop tard, le lendemain. Au sommet, un bouton ne parvint pas à maturité.


        Mais remarquez combien les rejetons sont nombreux depuis l'année précédente.  j'en ai prélevé un, c'est le petit qui s'ennuie tout seul sur ma terrasse...

       "Il grandira, il grandira, il grandira parce qu'il est espagnol !"
      (Clin d'oeil aux amateurs d'opérettes...)

      Bon dimanche à toutes et à tous !

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Mardi 3 avril 2007
    
      Non, je n'ai pas encore posé la porte. Certains projets ont changé, le délai strict est repoussé. Mais pas de vacances pour autant. On m'a confié un nouveau travail, urgent aussi. La demande fut précédée d'une horrible petite phrase, un compliment masquant la malignité d'une pesante réalité : "Tu fais tout tellement bien !" 
     Ben, voyons ! Ah, que j'aimerais parfois être stupide et maladroite ! Mais bon. Puisque j'aime faire ce que je fais, je cède.

     Voici la primeur d'une info qui sera bientôt largement publiée :
     Le dernier niveau principal de la maison, indépendant (il y a une entrée sur une autre rue que la mienne) va être une chambre à louer, au week-end, ou à la semaine. Sa situation exceptionnelle, devenue rare, permet un bon standing. Je ne vous fais pas l'article des avantages, un site est en préparation en anglais, français, espagnol. Pas par moi car il ne m'appartient pas, je mets seulement mon grain de sel dans son aménagement.

     En fait de chambre, il s'agira pratiquement d'un studio avec petite terrasse privée, et grande terrasse solarium (privée également) sur le toit-terrasse de la maison.
     Pas de cuisine à l'intérieur, toutefois, un coin petit-déj.
     Bricolo avait carte blanche. Alors voici à quoi ont passé les deux dernières semaines :



     Sympa, non ?
     Les cactus, c'est parce que, faute de temps, je suis un peu frustrée par mon actuel jardin botanique...


       Ca n'a l'air de rien, mais quel travail d'ajuster un plan de travail dans un coin aux angles biscornus, de monter des meubles en kit, de les fixer, de faire un support pour le M-O. Mais c'est fini et j'aime bien. Le meuble bas de rangement (étagères, paniers, tiroirs), dont le dessus est carrelé, se tire, se déplace, ah, que j'aime les roulettes !

        Un coup d'oeil écologique sur l'arrière du toit-terrasse :
   
        J'y tenais : le chauffage de l'eau est solaire. Quoi de mieux sur la "Costa del sol" ? D'ailleurs ici, dans moins de deux ans, ce sera obligatoire pour toutes les nouvelles constructions.
        Efficace ? Trop ! Encore seule, je consomme peu. Alors, lorsqu'il fera "toujours" beau les jours prochains (pas comme hier sur la photo), comme l'été dernier, je serai obligée de couvrir une partie des capteurs car l'eau bout !
        Pour les techniciens : hier, elle était malgré tout à 70°. C'est la température moyenne de l'eau chaude, l'hiver.


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Mardi 3 avril 2007
     Lorsque la pluie (ou la tempête, le grand vent a les mêmes conséquences) condamne les deux tronos - celui de Marie et celui de Jésus - à rester dans leur église, les porteurs effectuent des "manoeuvres" particulières. Notamment, ils "bercent" Marie.
     Pour cela, ils coordonnent le martèlement de leur pied gauche, puis de leur pied droit, sur place, ce qui entraîne le balancement de la plateforme. C'est une épreuve, car à chaque inclinaison du trono, le poids est décuplé sur l'épaule.
     Le majordome ordonne de longues séances... Les hommes sont là pour les subir volontairement avec ferveur.
    Pour varier, ces bercements sont interrompus pour des manoeuvres d'élévation à bout de bras. Là encore, le majordome principal (qui est le responsable qui décide des sorties ou non) met à l'épreuve la résistance des hommes en faisant répéter ces saluts.
      Dans l'église, bondée, les fidèles prient. Et lorsque la surface intérieure est assez vaste, un mouvement giratoire permanent de la foule permettra à chacun de s'approcher de chaque trono.

      Ce n'est pas du folklore, c'est de l'authentique. Nous sommes pourtant dans le monde moderne du XXI° siècle et l'Espagne n'a rien à envier aux autres pays. Même pour les carences. Dernièrement, on me questionnait sur les conditions espagnoles actuelles concernant le problème du manque de prêtres. En France, surtout à la campagne, faute d'officiants, chacun d'eux doit "courir" le samedi et le dimanche d'une église à l'autre pour célébrer la messe dans les communes.
     Je me suis renseignée : ici, malgré la place importante de la foi, on le déplore aussi.

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Lundi 2 avril 2007

     Ce matin, connexion OK, et je m'en étonne, tant je m'attendais à ce que le ciel soit encombré d'une multitude de prières.
     En effet, des milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, doivent être partagées entre l'espoir et la crainte d'une immense déception. Et à ces croyants, il ne reste que la prière d'un ciel meilleur. Ciel ? Celui qu'ils ont au-dessus de la tête et qui, depuis l'aube, déverse des trombes d'eau.

     Commence aujourd'hui la Semana santa. Ses extraordinaires processions vont-elles être annulées ? Vous avez dû lire, dans mes reportages précédents ("Andalousie - Semana santa" n°17 et 18), que les précieux personnages des tronos ne pouvaient être exposés à la pluie. Cela semble être déjà compromis pour les premières processions de la journée...

     Ce soir, ce sera la sortie du "Cautivo", le captif qu'attentent de suivre, comme chaque année, des dizaines de milliers de personnes, solidaires, en peine du martyre qui suivra, et qu'elles connaissent.
     Mais ici, à la fois mer et montagne, le temps change très vite. Un coup de vent, et en une heure ou deux, les nuages les plus épais peuvent disparaître.
    
A suivre...

     Suite :
 Je commence par la bonne nouvelle : les processions du soir ont bien lieu en ce moment, les nuages de pluie se sont écartés.
      La mauvaise est qu’après un matin pluvieux, si le ciel s’est éclairci en fin de matinée, le soleil n’a pas retenu les giboulées de l’après-midi. Entre deux ondées, certaines congrégations, dont c'était le jour, ont effectué leur « sortie », mais elles n’ont pu faire le parcours officiel prévu.

      Pour l’ensemble des nombreuses communautés, un programme de chaque jour de la semaine est établi. Si un petit décalage est admis, il n’est pas possible de reporter une procession à un autre moment que le temps qu’il lui était imparti, il n’y a pas de place.
      J’imagine ce qu’ont dû ressentir les responsables ne pouvant autoriser les départs, alors que les fidèles, impatients et se moquant bien d’être mouillés, devaient être tentés de prendre le risque ! Mais je crois me souvenir, qu’une année, avoir bravé le ciel menaçant s’est révélé catastrophique. Non seulement les tronos ont subi de gros dommages, mais un grave accident - la chute de l’une de ces pesantes plateformes - a été évité de justesse. Alors désormais il convient de ne plus « tenter le diable » (qui semble n’attendre que cela !) et d’être prudent. Mais combien cela doit être difficile ! Car si finalement il ne pleut pas comme on le craignait… quel regret !

      A demain... peut-être…

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Lundi 19 mars 2007
(Travaux, travaux, problèmes ! Beaucoup de problèmes!)

       Coupures Internet - stop - beaucoup de travail - stop - suis saturée - stop - surtout de la tête - stop - mais faut faire avec - stop et fin.

     Etre saturée rend idiote. La preuve ? J'ai profondément entaillé le bout de mon petit doigt gauche (pas en bricolant.) Embêtant mais pas grave. Toutefois ça a beaucoup saigné et longtemps. Et une question m'est alors venue : "Comment un si petit doigt peut-il contenir autant de sang ?"
       No coment.

       Bref, Bricolo doit abandonner momentanément les aménagements en cours pour résoudre un problème urgent :


       Cela, c'est une porte qu'on vient de me livrer. Mais elle est plus large que je ne l'avais demandée.


       Gros problème pour la changer, à cause du transport. Il faut donc que je m'en arrange...


       Je dois l'adapter ici, sur ce palier, en haut de ces trois petites marches. Et, afin de rendre indépendants les deux étages que vous imaginez, fermer le côté de la rampe. Et ce, à terminer avant le 15 avril...

        Merci de m'encourager !

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Dimanche 11 mars 2007

 
      Après tous mes trous (Marilou, hérisson de mauvais augure) : mal aux poignets et aux bras. Bon, pause. J’ai attaqué la couture.

         Dans cette maison biscornue de quatre niveaux, il n’y a presque pas de portes. Je l’ai voulu. Avec ses murs de 50 à 60 centimètres d’épaisseur, elle est petite, il y a peu de fenêtres, ainsi l’air et la lumière circulent mieux. Et puis des portes, ça prend de la place, et puis enfin, comme je les aime bien « habillées », je n’avais plus envie d’ajouter des dizaines de mètres de baguettes aux centaines déjà à mon actif dans mes habitations précédentes.
        Comme il faut malgré tout des séparations, j’ai prévu des portières en tissu. Donc couture.
        Près de l’aéroport, au bord de l’autoroute, j’ai trouvé une sorte de « Marché Saint Pierre » (magasin parisien où sont vendus « à prix cassés » les tissus qui restent aux fabricants et aux magasins qui se font de la place pour les nouvelles collections.) Tout à 1, 2, 5 ou 10 euros le mètre : parfait.

     Lorsque je dis « porte », entendez aussi porte de placard. Et c’est là où Bricolo entre en jeu. Quand les murs sont encombrés de rayonnages de livres, inutile de chercher de la place pour d’autres meubles de rangement : il n’y en a plus. Et, vous l’aurez compris, pour bricoler, coudre, etc., j’ai « plein de choses ». Alors ?
        L’étage principal a +/- 3,30 m de hauteur sous plafond. C’est une grande salle tout en longueur avec juste une fenêtre au bout et pas la possibilité d’en percer une autre. Il me fallait y aménager une chambre et un séjour.

        Bricolo cogita, donna des ordres aux maçons, puis attrapa ses outils et…  
 
 ... puis un peu plus tard :

        Voilà, c’est fini, et en place : l’accès à ma chambre...

      Car pour la chambre et la petite salle d’eau (que vous avez vue précédemment), j’ai fait construire un plancher à 80 cm au-dessus du sol. Ainsi, tout le dessous, libre, est devenu un grand volume de rangement (en deux parties). Il y a un éclairage, et la tuyauterie, qui y circule, a été facile à installer.


      Mais pour entrer là-haut il fallait un escalier. Or cinq marches prenaient trop de place et n’en laissaient plus au lit. J’ai donc construit le début de l’escalier escamotable. Il se range sous la partie haute de l'escalier,
 
ou bien se tire dans le couloir, qui est le passage à la pièce de devant. La première marche est large pour permettre de marcher dessus sans être obligé de le ranger pour circuler. Sinon, dans la journée, il est insoupçonnable.


       Dans la chambre, pour le rangement, c’est le contraire. Pas en bas, mais en haut. J’ai fait fermer le haut du couloir, et tout ce nouveau volume en longueur, jusqu'au plafond, se présente comme deux grands placards hauts, ouverts, l’un dans la chambre, l’autre dans la salle de bains.

      Enfin, comme je ne voulais rien perdre, on accède au volume inaccessible derrière l’escalier, par un trou dans le bas du mur de l’autre pièce. J’ai fabriqué deux rayonnages sur roulettes qui s’y glissent. J’y mettrai une porte, ou plus certainement un rideau.
 
        Le sous-bassement, en deux parties égales, étant très profond, pour chaque surface du fond, j’ai fait une large planche sur roulettes qui permet de tirer d’un bloc tout ce qui y est remisé. Et comme je suis contente de mes étagères derrière l’escalier, j’en ferai d’autres, pour devant.
       Il existe de grands conteneurs en plastique sur roulettes. J’en ai acheté : les roulettes ne résistent pas à plusieurs roulements lorsqu’ils sont lourdement chargés. Alors vive Bricolo !

        Alors, rideaux ?
       Pour les aménagements de cet étage, puisque « pas de porte » : 15 petits et grands panneaux à coudre !

      Un truc de Bricolo : partout où c’était possible (8 sur 15), pour m’éviter d’autres trous, j’ai utilisé des tringles réglables à ressort, sans vissage, pour rideaux de douche ! Rien à faire, surtout blanc sur blanc. (Sinon : un coup d’aérosol de la couleur désirée…)



PS : Six sont finis. Allez, j’y retourne.


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