Mercredi 20 juin 2007

        Ouf ! Fin du placard.
      En bas, des casiers et deux penderies, pour chemisiers et jupes. Accrochage de face car l'angle perdu n'était pas assez profond pour la largeur d'un cintre. Alors mes deux petites tringles sont coulissantes et sortent du placard pour un accès facile aux vêtements du fond.

        En haut, deux placards indépendants, quatre larges étagères en tout.


        Dure journée... Il faisait chaud là-haut, en haut de l'escabeau pour fixer les quatre portes.
       Il reste à faire l'habillage, poser un grand miroir sur la face intérieure de la porte, et surtout la peinture. Mais pas avant... d'avoir fabriqué quelque chose sur le côté...

       
L'ensemble, maintenu en place grâce aux longues équerres métalliques simplement vissées sur les murs, pourra supporter de lourdes charges en toute sécurité. C'est important. Je recommande cette formule - à partir d'une porte préfabriquée - pour la construction d'un placard sur mesure dans un angle, de grande hauteur ou non.

        A suivre...

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Dimanche 17 juin 2007
 
       Bricolo a le moral.
        Ah, ça c'est bien ! Surtout après s'être retrouvée avec une porte neuve, dont elle avait besoin pour séparer deux étages dans un escalier, qui n'avait pas les dimensions qu'elle avait demandées ! Plus large. Et pas moyen d'entamer les murs.
        Pas grave ? Si, problèmes de transport. Coût inabordable d'une part, mais surtout les camions habituels de livraison ne peuvent pas circuler dans les ruelles du village. Aussi, pour les choses de grandes dimensions, il faut prévoir éventuellement, en plus, de la manutention pour arriver jusqu'à la maison, car tous les livreurs ne le font pas. Vous voyez : pas simple.

        Je pouvais me débrouiller pour la porter toute seule. Mais parce que ma voiture était trop petite pour la transporter, on m'avait rendu service en allant l'acheter pour moi, et en me l'apportant aimablement dans mon pueblo grâce à une voiture plus grande. Mais... Bon. Nous dirons que je m'étais mal expliqué. Pour ne pas faire de peine... En attendant, pas question de la rapporter pour l'échanger. (Il ne faut pas abuser des gens aimables.) Alors ? Qu'en faire ? Et vite, car c'est encombrant.
        Eureka ! Bricolo a trouvé ! Cette porte va servir de base à la construction d'un grand placard dans l'angle d'une pièce ! Ses dimensions conviennent !

        Jamais fait ce genre de travail. Et c'est haut. Plafond 3,25m. Quoique. Sur une même hauteur,  j'ai bien réussi à faire des rayonnages pour mes livres. Si j'ai pu vaincre le vertige et percer des centaines de trous...
        Allons, courage Bricolo !
(Et l'idée d'avoir de la nouvelle place pour ranger me donne le sourire.)
      Petit papier, petit crayon, petits dessins... Petit tour dans le magasin de matériaux.
     Ca prend forme.

     C'est haut, là-haut !

     Mais ça monte, ça monte...

     Bricolo varie les plaisirs. Un petit coup pour l'extérieur, un petit coup pour l'intérieur...

     Et voilà. Tralala, plein d'étagères !

        C'est dimanche aujourd'hui. Je laisse reposer ce coin-là, j'ai des finitions à faire dans le studio.

        Ce matin, les nuages donnaient l'impression d'une explosion.

         C'est beau. J'adoooore les ciels...


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Jeudi 7 juin 2007

       Il y a peu de temps, j’ai joué à la touriste en allant (enfin) visiter Sevilla.
       Sa réputation, depuis des siècles, de plus belle ville de la région d’Andalousie (et sa capitale), n’est pas exagérée. Quelques heures suffisent pour en être convaincu.
       Elle ne se contente pas de la facilité du charme des vieilles pierres de sa « vieille » histoire. Ce qui est remarquable aussi, est qu’elle évolue en incorporant à son image les témoignages de l’habileté créative des hommes des temps récents et du temps présent.

       Pour résumer l’origine de sa réputation sans vous « raser » avec des explications trop savantes et des dates étourdissantes, je vous dirai l’essentiel que j’ai retenu des propos des guides.

       Au cours des siècles, elle fut maintes fois longuement assiégée, puis envahie, puis non moins longuement occupée, notamment par les Romains, puis les Arabes. Or, chacun leur tour, les occupants de la ville, au lieu de raser les oeuvres des occupants précédents, ce qui, hélas, étaient - et sont toujours - les odieuses coutumes de guerre, les occupants, donc, non seulement les conservèrent, mais aussi, puisque ils y vécurent, enrichirent la cité de créations architecturales et artisanales des caractères qui leur étaient propres.

       Ce respect de ce qui était « étranger », qui fut observé particulièrement à Sevilla, ne s’est pas appliqué seulement aux constructions, mais aussi à la façon de vivre. La conclusion générale, qui s’impose de nos jours, et que je confirme en l’ayant constatée depuis mon arrivée ici, en Andalousie, depuis presque trois ans, est que de ce "bouillon de cultures" coule une essence de tolérance (sans doute mêlée aux eaux du Guadalquivir, le fleuve qui la traverse).
    
       Des images de Séville ? Oh, elles seraient si nombreuses ! Mais bon. Pour vous faire plaisir, alors juste quelques-unes d’une imposante construction en demi-cercle, surtout remarquable pour les innombrables réalisations en céramique qui l’enrichissent. Elle enferme une place en son centre, la fameuse Plaza de Espana. Majestueux contraste de briques rouges et d’argile émaillée de toutes les couleurs, le bleu étant la dominante, d’où le nom d’azulero (azul, en espagnol et en portugais, signifie : bleu).
       Lorsque j’y ai pénétré, il m’est naturellement venu les images d’autres similaires chefs-d’oeuvre architecturaux en Europe. Mais ce que j’ai appris me l’a rendu plus intéressant car plus inhabituellement proche de moi, femme d’un siècle moderne. En effet, ici, pas de murs au lourd passé historique. C’est une oeuvre récente, réalisée pour l’exposition internationale ibéro-américaine de 1927. Voilà qui est étonnant ! Pourquoi avoir donné une telle importance à cette manifestation ? Eh ! Qui a « découvert » l’Amérique ? N’est-ce pas un certain Christophe Colomb... après qu’il ait réussi à persuader la Reine d’Espagne de lui accorder les crédits de ses voyages de découvertes ?
       Ah, voilà pourquoi !

       Oui, voilà pourquoi, au XXème siècle, les artisans potiers, céramistes, créateurs de formes et de couleurs, héritiers des secrets de l’art de leurs ancêtres de tous pays se sont si admirablement appliqués !
       Et voilà pourquoi m’ont paru si « proches » ces réalisations contemporaines qui ont pourtant l’aspect de celles d’autrefois. Je vous explique.

       La vaste place était la partie où les visiteurs circulaient.


       Lorsqu’ils approchaient des bâtiments, à leur admiration et à leur curiosité étaient exposées des petites loges entièrement habillées de céramiques.

       Chacune d’elle représente les 52 provinces d’Espagne, alignées par ordre alphabétique. Au fronton de chaque loge, les armes de la ville, capitale de chaque provincia. Dessous, son nom, dans un bandeau qui encadre un tableau illustrant un fait symbolique de la ville en question, historique ou religieux.
        Sur le sol, la carte de la province représentée.
      
De chaque côté, des petites tours-casiers et des banquettes, tout simplement pour entreposer et présenter les documents concernant la ville et ses particularités ! Pour les prospectus, quoi ! Oui, du si beau travail pour des stands d’expo, tout comme à la foire de Paris ou autre salon commercial !


       Sur des centaines de mètres, l'alignement, par l'impressionnant travail qu'il représente, est époustouflant !


       Il y a beaucoup plus de 52 loges, car Sevilla s’est réservé de nombreuses loges, toutes différentes, de part et d’autre des divers accès au bâtiment. Au-dessus des loges, une longue galerie d'où l'on s'accoude à un balcon. Même les balustres sont émaillées. Un vrai jeu pictural, aucune n'est semblable.


        Ce n’est pas tout. « L’avenue des loges » est isolée du reste de la place par un long bassin qui en suit la courbe. Pour accéder de part ou d'autre, on traverse sur des passerelles totalement recouvertes d’azuleros (bleu et blanc), piliers, rampes, balustres... Des bijoux.


       Le bâtiment central… Qui est aujourd’hui le siège du Parlement régional.


       Ah, merci messieurs les artisans romains, messieurs les artisans arabes, messieurs les artisans espagnols, c’est beau.

      La loge de Malaga. Je n'ai pas pu m'empêcher cette préférence...


       Malaga, deuxième ville de la région autonome d’Andalousie, et capitale de la provincia de Malaga. Sevilla et Malaga sont rivales. Mais il n’y a aucune comparaison possible du point de vue architectural. Cependant Malaga a la Méditerranée, et un climat plus clément. J’ai admiré sans retenue Sevilla, mais j’ai été contente de rentrer à Malaga, pour respirer.

(L'Espagne est divisée en 17 régions : les Communautés autonomes, formées elles-mêmes de 52 provincias (équivalents des départements français.) Chaque Communauté dispose d'un Gouvernement et d'un Parlement pour une administration locale indépendante.  Ces "petits pays" forment le grand pays d'Espagne, dont le pouvoir national et international s'exerce dans la capitale, Madrid.)

       Allez, venez séjourner confortablement dans un petit pueblo typique dans la montagne (au-dessus de chez moi), et je vous donnerai tous les renseignements pour aller, entre autres, visiter Sevilla dans les meilleures conditions. C’est à peine à deux heures d’autoroute, en traversant des champs de blés (spécialités de pain) et des oliveraies à perte de vue dont les quadrillages des alignements au cordeau me ravissent…

     Une vue d'avion, à travers le hublot. (Chut, c'était défendu, on était déjà en descente. Mais j'admire tant ces pointillés que j'ai cédé à la tentation.)

   Voilà. Andalousie, Séville : un périple à ne pas manquer dans votre vie de globe-trotter ! Mais pour celles et ceux qui ne pourront pas, j'espère vous faire un peu rêver...


          Détail d'un azulero.

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Samedi 26 mai 2007
        Les vacances approchent? Vous avez choisi l'Andalousie ? Bonne idée ! C'est votre premier séjour ? Alors voici quelques informations.

       D'abord, retenez bien les horaires (pour toute l'année), quasiment uniques en Europe :
    - Les administrations, bureaux, banques n'ouvrent au public que le matin de 9h à 13h. Fermeture samedi et dimanche.
    - Sauf hypermarchés (10h/22h) et grandes galeries marchandes (10h/21h) qui font journée et semaine continues (sauf le dimanche), les boutiques ouvrent de 9 ou10h à 13h30 ; sont fermées de 13h30 à 17h ; ouvrent à nouveau de 17h à 21h. Mais attention : pas le samedi après-midi.

        En raison de ces horaires, les repas sont donc tardifs (par rapport à nos habitudes), que ce soit à l'extérieur, ou à la maison en famille, enfants et adultes. Pas avant 14h/15 h pour le déjeuner, et pas avant 21h/22h pour le dîner.
       Un petit creux ? Vers 11h, et 18-19h, vous pouvez patienter, tout en prenant un verre, en choisissant dans les bars un assortiment de tapas, petites portions, chaudes ou froides, de poissons, de crustacés, de charcuteries ou de légumes.
      Tout le monde se couche très tard, toutefois on se lève tout de même tôt, comme « nous ». Quelle santé ces Espagnols !

        En panne de téléphone portable ? Ne cherchez pas de cabine téléphonique dans les bureaux de poste (seulement ouverts le matin jusqu'à 13h, sauf bureau principal des grandes villes) : il n'y en aura pas !
        Le service postal « Correos » (Sigle : une grande couronne jaune surmontée d?un cor de chasse ; boîtes publiques : gros cylindres jaunes au bord des trottoirs et des routes) est une administration d'état, totalement différenciée du service principal téléphonique « Telefonica » privé. Les cabines sont donc indépendantes, disséminées un peu partout, dans les endroits de passage, ou au contraire, de stationnement, comme sur les petites places, où les Espagnols aiment se retrouver. Elles fonctionnent à pièces Euros et/ou à carte téléphonique, que l'on achète - comme les timbres - dans les bureaux de tabac/marchands de journaux, boutiques Internet, ou encore aux caisses principales de certains supermarchés.
        Pour les achats indispensables de dernière minute, à noter une chaîne de petits supermarchés citadins « OpenCor » (Façade marine et rouge) ouverts tous les jours jusqu'à 2 heures du matin, même le dimanche. (Alimentation, bazar, recharges de téléphones portables, tabac, etc.) C'est cher mais bien pratique.

     Courrier : Les timbres « sellos » (prononcez « seyosss ») coûtent pour l'Europe : 0,54 euros par carte ou lettre jusqu'à 20 grs. Délai : pas rapide. En moyenne 5 jours OUVRABLES minimum. Le maximum ? Heu... Les jours fériés, nombreux et différents selon les pays, s'ajoutent... Alors évitez d'envoyer des colis de poissons, fromages ou paellas comme souvenirs !

       Les cartes bancaires sont acceptées presque partout, mais n'oubliez pas une pièce d'identité que vous devrez présenter pour vérification. Les cartes de crédit espagnoles n'ont pas de « puce ». Il n'y aura pas de code à préciser dans les petits magasins.

      Quelques généralités sur la vie quotidienne du porte-monnaie.
      Les quittances (électricité, téléphone, eau, assurances, etc.), se paient soit par prélèvement bancaire automatique, spécifié lors du contrat (90% des cas), soit, à défaut de compte en banque (rare), en présentant la quittance au guichet de certaines banques.
        En Espagne, aucune administration ne reçoit directement de paiement.
       Parfois, une agence bancaire est ouverte dans le même bâtiment. Sinon, on vous donnera une facture à aller payer dans une banque avant de revenir finir votre démarche (obtenir le document demandé, par exemple).
     Ainsi, aux guichets des banques se paient aussi les impôts, les taxes, les procès-verbaux de police... (Ouille ! très, très chers... Surtout pour stationnement débordant sur les passages pour piétons, et aux emplacements réservés aux handicapés (regardez bien tous les panneaux).

       Les chèques, qui circulent quelquefois pour les transactions entre entreprises, sont quasiment inexistants dans la vie quotidienne des particuliers.
       Faire la queue x fois pour payer ses dettes est donc un sport national, mais depuis quelque temps, parallèlement aux distributeurs automatiques, il existe des machines de paiement informatique. Mais il faut posséder une facture spéciale avec un code barre, et celles-ci ne sont pas encore délivrées pour tout.

      Les espèces sont le mode de paiement le plus couramment utilisé pour les petits achats, les prestations de service, les dépannages et bien sûr, les achats, même importants, sur les marchés. De nombreux distributeurs automatiques permettent de se « réaprovisionner » mais il faut bien repérer ceux des organismes bancaires de son groupe afin de ne pas payer de commission, parfois élevée, à chaque opération.
      Si vous avez des questions, je suis à votre disposition.

      En ce moment les jacarandas sont en fleurs. C’est quoi ? Un bel arbre méditerranéen aux fleurs bleu-mauve.


      De belles grappes de grandes clochettes.

      À la fin de la floraison, chaque clochette, encore de consistance ferme, une à une se détache. Et si sous l’arbre le sol est dur, bitume ou carrelage, on croit entendre les grosses gouttes d’une pluie d’orage… Le soir, dans le silence, cette pluie sèche est étonnante.

    Ah, une information particulière me revient que j’aimerais vous confier. J’ai appris que l’Espagne était l’un des pays du monde le plus donneur d’organes. Je me suis étonnée : j’aurais plutôt pensé que les convictions religieuses rendaient les décisions plus délicates. Il semble, au contraire, depuis que les greffes peuvent être pratiquées, que la population ait choisi la générosité dans sa globalité, plutôt que de s’arrêter à ses seules émotions personnelles. Un choix courageux exemplaire…

      Je vous quitte sur ma petite route bordée d'oliviers... Humm...
      A bientôt ?




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Mercredi 9 mai 2007

      La chaleur est arrivée d'un seul coup. Depuis trois jours c'est vraiment enfin la Costa del sol.
     Je suis débordée. Mais j'ai quand même pensé à mon bébé cactus et lui ai donné des copains à sa taille (il a 3,5 cm de diamètre).


      Il y a quelques années, en France, on m'en avait offert une petite collection. Je les ai conservés plusieurs saisons mais jamais je n'ai vu de fleurs. Ici, si petites soient-elles, ces plantes fleurissent joliment. Les petites boules gris-vert sont des boutons. L'éclosion, comme vous le voyez ci-dessus, montrait beaucoup de rouge, mais finalement la fleur parfaite s'est révélée ainsi :


        Moins éphémère que l'espèce des grandes belles blanches, pendant plusieurs nuits, cette fleur s'est fermée pour se rouvrir au soleil du lendemain, et, en plus,
elle dégageait un parfum aussi net qu'un précieux flacon ouvert. Puis elle s'est refermée une dernière fois en se torsadant.

      Je serais curieuse de savoir si cette particularité est reconnue ou classée en botanique : les fleurs qui perdent leurs pétales, et celles qui se referment, comme par exemple, ces fleurs de cactus et mes fleurs préférées, les iris.
       Peut-être les premières sont-elles celles dont le coeur deviendra un fruit... ?
       Si vous avez une réponse... Merci. Je vous quitte, j'ai tant à faire...

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Lundi 30 avril 2007


      Ici, Bricolo n'a pas tout fait, mais a fait beaucoup ! 
      Ce n'est pas terminé mais on approche de la fin...
      Vous connaissiez le coin "petit dej." (à l'anglaise - il y a une plancha  électrique (pour les oeufs au bacon !), voici quelques autres images :

     Il a fait chaud pendant le voyage, rafraîchissement...


          Il y a un beau rideau blanc, mais si ça éclabousse, le sol ne craint rien...


        On range bien ses p'tites affaires...


        Et ses gros sous !

         On peut s'asseoir... Pour regarder la télé espagnole... ou un bon film, après une longue journée de plage ou de découverte andalouse.
        (Le mur de face n'est pas rose comme l'intérieur des placards, mais plus sagement de couleur terre de sienne.)


        ... ou se coucher...

         Il y a peu de moustiques, mais il suffit d'un seul pour gâcher une nuit, non ? C'est une vraie moustiquaire.

         La vue...

          De gauche à droite... Tranquille, le grand air, un ciel immense, pas de vis-à-vis.





       Et avant de sortir, d'aller voir la Méditerrannée et les beautés andalouses (les dames et les choses), un petit coup de peigne...

        Ce serait prêt à accueillir des hôtes dans quelque temps...
        Avis aux amateurs !


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Dimanche 29 avril 2007
          Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas même un entrefilet sur cette disparition. Ce ne fut ni une vedette, ni un homme politique. Alors, un matador ?  Non, au contraire, ses bons et loyaux services firent partie de la vie de deux générations d'hommes et de femmes...
           Alors qui ?
           "El horno", c'est le four du boulanger de mon village.

           L'homme avait disparu depuis quelques années, son four s'était endormi. La maison, inoccupée, s'était délabrée, seul le four avait tenu bon. La maison vient d'être vendue, le four a été abattu...



 
          Aujourd'hui il faisait beau, les vieilles dames du village se promenaient dans les ruelles. Marcher dans les rues en pente, c'est bon pour la santé, et c'est un plaisir de papoter avec les voisines que l'on rencontre. Ici, j'admire la franchise. On ne se cache pas derrière les rideaux pour épier. On sort, on regarde, on questionne, on se parle.
            Devant ce spectacle de désolation, elles s'arrêtèrent. D'abord muettes, elles se mirent à parler toutes à la fois. De toute évidence, elles avaient connu le four lorsqu'il fumait, et l'odeur du pain, et attendu leur tour d'être servies. Il paraît qu'on venait de loin pour ce pain-là. C'était le seul four à des kilomètres à la ronde, on venait à dos de mule pour s'approvisionner.
           Peu à peu elles se turent, restèrent le regard fixé sur les ruines, comme voyant à travers les gravats les images du passé, puis, soupirant, reprirent à pas lents leur marche dans le présent...



            Ces portes ne verront plus le bois qu'elles avalaient, ni les cendres qu'elles restituaient. A l'intérieur, dans le fournil, la magnifique porte qui était encadrée d'un beau dessin de briques, déjà à terre, va "peut-être" être gardée comme décoration par les nouveaux propriétaires. Peut-être. Elle est belle mais le système d'ouverture est très encombrant et j'en doute. A moins qu'elle soit mutilée...
             Il est mort "el horno"...

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Dimanche 29 avril 2007

      Tu as raison Nany, mais c'est ainsi...
      Je viens de découvrir une image bien triste. Heureusement que - je crois ? - les choses ne souffrent pas. Car voici ce qu'est devenu l'antique pétrin.



    Il est si lourd qu'il n'a pas encore été jeté dans la benne de récupération des métaux...
    Tout comme la construction du four lui-même, sa taille, et le fait qu'il soit mécanisé, confirme quelle devait être l'importance de cette boulangerie dans ce tout petit village de montagne.
     Le bâtiment est adossé à l'église... Certainement pas un hasard, ici, en Andalousie... Nourriture de l'âme et du corps... 

   C'était hier...
    Aujourd'hui, Bricolo a plus gai à vous montrer en exclusivité.

 

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Samedi 14 avril 2007
     
     Hourrah ! Le soleil est revenu pour la fête du saint patron de mon village !
     Celui-ci se nomme "Vicente Ferrer", mais comme il a fini ses jours en Bretagne, en France il y est connu là-bas sous le nom de Vincent Ferrier.
    Ce soir feu d'artifice en son honneur, et cet été, à l'occasion de la "Feria", il sera porté en procession sur un petit trono dans les rues principales du village.

   Au fait, mon village... le voici.
   J'ai pris ces photos ce matin. D'abord, visible depuis l'une des deux routes qui y accèdent, ma préférée,


plus près, voilà, c'est tout là-haut...

     Tranquille, isolé... Mais son isolement est trompeur.
    Cette route conduit directement, en moins de 20 minutes (et je ne conduis pas vite, je connais bien maintenant, mais je ne peux m'empêcher d'admirer ce  paysage de nature qui se modifie sans cesse) :

1) à un centre commercial régional (Hypermarché, galerie marchande, restaurants, complexe de 16 cinés, station essence, Correos, banques),

2) d'où l'on débouche sur l'autoroute "Autovia del Mediteraneo", qui, en surplombant Màlaga, dessert l'aéroport, quarante minutes plus tard.
    Et si l'on prend simplement la direction de la mer, en quelques minutes l'on se retrouve dans l'une des petites stations balnéaires et donc sur l'une des plages de la côte. On a le choix. A l'est comme à l'ouest, le rivage méditerranéen est entretenu et d'accès totalement public et gratuit, douches et rince-pied à disposition. Sauf pour configuration rocheuse et baignade dangereuse, il n'y a pas de rivages interdits, et dans ce secteur, pas de gratte-ciel. Belles promenades de plusieurs kilomètres, soit sur l'un des "paseos maritimos" communaux, promenade le long de la mer, soit les pieds dans l'eau...

     L'autre route, par l'autre côté des montagnes, conduit directement en ville dans Màlaga-este, quartier dit "El Palo". C'est la route principale, bien entretenue, avec service de cars, mais elle ne fait que tourner sans interruption et, surtout à la montée, il m'est arrivé d'avoir la nausée, même en conduisant, alors je ne l'emprunte plus.  Par contre, en descendant du village vers la ville, elle fait découvrir une vue imprenable sur la baie de Màlaga. De jour comme de nuit, c'est superbe.
Et bien sûr, en bas, bretelle pour l'autoroute également.

     Ce village est le plus proche de Màlaga (une quinzaine de kms de route, mais moins de la moitié à vol d'oiseau), et surtout le seul et dernier à avoir conservé son caractère typiquement andalou. C'est du pittoresque sans touristes. Son "isolement", dû à ce que longtemps l'aménagement de sa route de montagne fut négligé au point de paraître un chemin sans issue, fit qu'on ne vint pas le visiter.  Il fut ignoré des Malaguenos et des agences immobilières, pour son plus grand bien (et le mien). Depuis plusieurs générations, les gens y vivent et évoluent avec le temps. Il y a beaucoup d'enfants. Et comme récemment il a été rattaché administrativement à Malaga, il y a une école primaire, un collège, et le transport pour le lycée. S'ajoutent un centre de santé, une pharmacie, une supérette, un café-restaurant et les petites gargottes des habitués.
   Deux boulangers se relaient et viennent tous les jours, matin et soir ;  fourgonnette-épicerie tous les jours, et deux poissonniers tous les deux jours.

     Alors grand air, soleil, ciel immense, nature à perte de vue et clin d'oeil de la mer devant, là-bas, + une dimension humaine + toutes les commodités. Humm !...
     Ne convoitez pas un petit bout ce trésor, pas fous, les gens ont compris leur véritable intérêt, ne vendent pas mais y habitent. Il n'y a que trois "foyers" d'étrangers et je compte parmi ces trois ! Et comme il n'y a plus de terrains constructibles...
   Ah, mais, heu... bientôt un beau studio à louer au week-end ou à la semaine !

    A propos, place à Bricolo...

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Samedi 14 avril 2007

  
      Que cela peut être "bête" un petit couloir ! Pratique, indispensable, oui, mais carrelé, c'est froid quand les tapis partout ne sont ni une habitude locale, ni pratiques à entretenir. La fraîcheur du sol est voulue dans une région chaude, mais à l'oeil, c'est triste. Oh, bien sûr, surtout ici, en Espagne, il y a de magnifiques "azuleros" (carrelages) colorés, mais... c'est très cher, et en plus, bien plus cher à la pose. Et la pose du carrelage sur le sol, Bricolo ne fait pas. Ses genoux disent : non ! et ils sont intraitables.
    Alors Bricolo a eu juste une petite idée qui n'a coûté aucun supplément. Les poseurs ont bien essayé d'ergoter, mais finalement ils n'ont rien pu ajouter à la facture, sous peine de passer pour des arnaqueurs, et ça, ils n'auraient pas aimé.

      Voilà, c'est tout simple :
     Quelques carreaux de la même qualité mais d'une autre couleur, et l'on arrête à l'entrée de la pièce dont le sol sera uni, dans le ton principal.
      On n'oublie pas un petit rappel du ton ajouté, comme ici, une tenture... (Et une de plus !)


      En angle, de l'autre côté, c'était un peu plus large, et il n'y avait plus de carreau central. No problema, on varie le dessin.


      Voilà, fini la récré, je retourne au boulot.
     Je vais sur la terrasse couvrir mes tubes du chauffage solaire pour la soirée. Pourquoi ? Parce que la maison est tous près de l'endroit où l'on place les tubes de lancement des feux d'artifice. Les deux années précédentes, j'ai ramassé des grands bâtons et même une grosse fusée à moitié consumée, qui étaient retombés juste sur la maison. Il n'y a pas de vent, ils retomberont sûrement encore à la verticale. Les capteurs sont des tubes en verre, alors...

    J'en profite pour répondre concernant l'efficacité de ce chauffage. Au lieu de panneaux plats, les capteurs sont des cylindres. Cela fait que, le rayonnement du soleil tournant dans le ciel, mais pas les capteurs, il y a toujours une partie arrondie du cylindre directement face au soleil. CQFD.

      Bon dimanche à toutes et à tous.

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