Vendredi 7 septembre 2007

        Depuis plusieurs semaines, je le guettais... Mais il était toujours plus rapide que moi.  Enfin, hier soir, alors qu'il ne faisait pas encore nuit, j'ai réussi à le "saisir" avant qu'il ne disparaisse ! (si vite qu'un peu flou.)
        J'aurais pu le déloger dans la journée, car il dort et ne sort d'ordinaire qu'à la nuit tombée, mais c'était devenu un jeu (on s'amuse comme on peut !) Il habite dans la grande jardinière de mon balcon-terrasse, pas encore plantée de fleurs, sous les sacs de compost qui attendent... et autres bricoles. Et chaque fois que je sortais le soir respirer un peu, se détachant bien sur le mur blanc, je le voyais disparaître à toute allure. Qui ?
       - Lui !
        Il a bien grandi. Il mesure, là, une quinzaine de cms. La première fois que je l'ai vu, il en faisait à peine la moitié.
        Ici, ils sont nombreux, mais discrets puisque nocturnes. Le plus grand que j'ai vu était le tout premier, dans la maison de campagne où j'ai habité la première année. Un vrai petit crocodile ! Sur le moment il m'avait impressionné (surtout au plafond d'une chambre !) avec ses écailles préhistoriques et ses pattes à ventouses. Il n'était pas beaucoup plus long que celui-ci mais bien plus large, surtout de la tête, alors que je ne connaissais que les lisses et minces lézards verts. Mais on m'a dit que c'était commun qu'il y en ait là, qu'ils ne piquaient pas, ne faisaient ni bruit ni saleté ni dégât, bref qu'ils faisaient partie des meubles.
       Puisque je suis Méditerranéenne à présent, bon, d'accord, faisons bon ménage !

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Mardi 31 juillet 2007

        Sans le faire exprès, pour la porte du couloir de ma petite casa andalouse, j'ai "inventé" une version moderne d'un art millénaire chinois.
        ???  Voyez, la porte est terminée...

        Et de près...

       Les feuilles irisées ne font-elles pas penser à de la nacre ? Et ce fond noir, à celui des laques dont étaient recouverts les meubles précieux ?

        La raison pour laquelle je n'allais pas vite ? Des cloques douloureuses à mes doigts en découpant des CD, ma "nacre" moderne ! Pas facile. Et tous ne s'y prêtent pas. Certains sont trop épais, d'autres cassent comme du verre. Je n'ai pas utilisé de cisaille à tôle car je voulais une fine dentelure sur les bords, et seule une paire de ciseaux de cuisine l'a permis.
         Bon. Me voilà "tranquille" pour un moment. J'ai momentanément calmé mes envies de fantaisie.


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Mardi 24 juillet 2007


        Heu... J'avais triché un peu, au cours de l'article précédent, le bas du panneau n'était pas terminé. Je grognais en tâtonnant car l'ajustement était difficile, chaque marche de pierre ayant un rebord différent. Enfin, c'est fini.
      La pierre et le carrelage bleu sont d'origine, alors un petit rappel de couleur ne fait de mal à personne...


        Et voici un petit avant-goût de ce qui est, pour une fois, inutile. Bricolo "artiste" suit tranquillement le cours de son inspiration.
       En fait, impatiente de me faire plaisir, j'ai mélangé deux envies, et même trois. J'espère que la synthèse sera réussie. "Nous" verrons bien, dans quelque temps.
      Je ne peux aller vite parce que... Je vous expliquerai.

 

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Vendredi 20 juillet 2007
 
       Voilà, porte côté face : terminée, et ventilation assurée. Du vrai bricolage puisque le petit panneau ouvrant est fait de 15 pièces de bois, superposées, assemblées, plus les parties métalliques : charnières, loquet, équerre d'ouverture. Pourquoi tant de morceaux ? Je vous livre un petit secret.
        A cet endroit, un simple verre me paraissait trop fragile. Alors que j'y réfléchissais, j'ai "croisé" un vieux frigo qui partait à la casse. A l'oeil, l'une des étagères en verre sécurit me paraissait convenir. J'ai mesuré : c'était parfait. Alors je l'ai "sauvée" puis ai construit mon vasistas "autour"...

         L'autre côte de la porte ? Pas visible encore. Je me prépare "quelque chose"... Une fantaisie, histoire de me distraire un peu...

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Dimanche 15 juillet 2007

 
       Elle ne fut pas nationale, ma fête, hier, mais locale et modeste, toutefois je pris plaisir à y participer.
        Toute la journée, des fusées avaient été tirées, tonnant dans le ciel au-dessus du pueblo. Pourquoi ? Je m’informai : le soir aurait lieu le retour, en procession, de la « Virgen del Carmen », protectrice du village, depuis l’église au centre du pueblo, jusqu’à sa chapelle, plus haut dans la montagne, d’où elle avait été descendue quelques jours auparavant. Ces coups de tonnerre invitaient toute la communauté à y assister.
        Bon, me suis-je dit, l’église étant voisine de ma maison, j’irai voir. Et ne suis-je pas « d’ici » moi aussi, maintenant ?

        Rien ne manquait pour une procession dans les formes.
        Grâce à mes reportages de la Semana Santa, j’en connais à présent le rituel. En tête, étendard et bannière, puis le trono et ses porteurs, et son majordome qui sonne la cloche pour leur donner les ordres.
        Une fanfare suivait - pas moins d’un autocar entier venu de Malaga – formée presque totalement d’ados filles et garçons, pas mauvais du tout. Quelques-uns, lors des haltes, offrirent quelques solos à la Virgen.
 




         Je pensais prendre simplement quelques photos. Finalement j'ai suivi jusqu'à la chapelle.
        Ma présence fut accueillie avec des sourires. On chuchota. Et vous savez ce qui se disait entre voisines ? On parlait de Bricolo ! "Elle fait des 
muebles, de la pintura, y puerta tambien ! Todo, todo !"
         Eh béééé ! Rien ne leur avait échappé de mes travaux !
         A présent, même celles qui ne passent pas près de chez moi savent...
        Les "bavardes", celles qui m'avaient aperçue travaillant sur mon perron, semblaient presque être fières de m'avoir vu oeuvrer de leurs propres yeux ! (Bricolo s'en amusait ! Fière aussi, car ça fait plaisir. Travailler seule est parfois très difficile.)
     
       La sortie de l’église s’est passée sans accrochage. Sous les applaudissements, les porteurs accomplissent un tour complet en portant le trono à bout de bras. Ils sont du village, des gaillards, sauf un. Mais regardez bien, une cale est placée sous le bras de portage pour permettre au « petit » volontaire d’être à la hauteur !


        Autre détail souriant. La coutume veut que l’on rende hommage
par des clameurs au personnage porté. Une personne désignée crie son nom : « Viva la Virgen del Carmen ! », et tout le public clame à son tour : « Viva ! » Cela peut se répéter, deux, trois fois. Et hier, qui ai-je reconnu comme meneur ? Parmi les porteurs : « Pepe », le poissonnier ambulant ! Et sa voix de stentor… comme d’habitude !

        Le cortège commence son parcours. Une messe a précédé, avec ses chants. Place à la fanfare à présent. Tout le monde se connaît, se côtoie sans gêne.
      Se recueille et garde le silence qui veut, papotent un peu les autres. C’est plutôt gai, une fête pour tout le monde, hommes, femmes et enfants.

         Je pensais faire quelques clichés fleurant bon la Costa del sol, mais le ciel se couvrit brusquement, comme il est courant ici, en bord de mer. De grosses nuées basses, gris-jaune, orageuses, s’infiltrèrent entre les montagnes et nous enrobèrent peu à peu. L'humidité fit stagner agréablement le parfum de l'encens.


     À mi-chemin, ce fut là une halte particulière, en surplomb du cimetière. La Virgen fut tournée vers les lieux silencieux, les notes claires d'une trompette égrénèrent doucement la sonnerie aux morts. Tous se turent. Chacun devait avoir là un parent, un compagnon, une amie... 
       
             Une vue du village qui s’assombrit. Cela me contrarie un peu, mais finalement la Virgen, dans le crépuscule brumeux, est très belle…

        Il faisait nuit noire lorsque, après avoir été longuement « bercée » (voir reportages précédents), elle fut entrée avec précaution dans son « ermita ». Elle y demeurera jusqu’à l’année prochaine, en attente de sa sortie annuelle.
         Coutumes, dorures, cierges et ampoules « économie d’énergie » font bon ménage, au XXI° siècle.


(PS : Sans escabeau, Bricolo n’a pu donner un petit tour à celle qui était éteinte. Désolée...)

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Vendredi 13 juillet 2007
      "Tout ce qui est petit est gentil " me disait-on quand j'étais petite, lorsque je regrettais de ne pas être grande pour faire des choses que je pouvais pas faire alors.
        Les petits cactus sont donc gentils, et fleurissent. Bien. Mais... et les grands ? comme ceux-ci ?


        Grands cactus : grandes fleurs !
        Au premier plan, ce n'est pas pas un arbre mais la tige...
        ... qui se termine en beauté !

         Oui, c'est bien joli et original, unique dans le genre...

         Dommage, elles sont trop hautes pour me révéler leur parfum.



         

         Voici quelle était la route de "mon" coin d'Andalousie aujourd'hui : oliviers (au premier plan), cactus fleurs-arbres, puis amandiers, et au loin la Sierra...

        Tout ensoleillé, je l'offre aux celles et ceux qui n'ont pas la clarté de l'été.

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Dimanche 8 juillet 2007
      N'avais-je pas écrit : "Même les plus petits fleurissent..." Preuve par l'image :

      Pas grands pourtant (1 euro) :

    Mon "truc" : s'ils supportent la sécheresse, ils apprécient d'être arrosés. Je les rafraîchis donc très régulièrement.

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Mercredi 4 juillet 2007

        Rebonjour, ou plutôt, bonsoir.
        21h30. Et 30° dehors...
       Les jeunes sont en vacances, se groupent, s'agitent. Les petits enfants sont nerveux, pas encore habitués aux grandes chaleurs. Les adultes vaquent normalement à leurs accupations, les seniors encaissent comme ils peuvent.

        Moi, je viens de terminer ma journée. Ouf. Contente de moi. Ma porte ? Posée !
        Toutes les complications résolues, toutes les erreurs (ben oui...) rattrapées.
       J'ai largement utilisé les mêmes cornières métalliques que pour mon placard.  Décidément, c'est génial !
        Dans tous mes travaux - à travers les siècles -, je ne m'en étais jamais servi, sinon comme montants d'étagères dans un garage. Je découvre que pour bricoler "solide", c'est formidable.
        Ce n'est pas très beau, et il faut s'arranger pour qu'elles ne soient pas visibles ou les recouvrir de baguettes, mais quelle sécurité pour les travaux qui doivent être sûrs !



       J'ai résolu une moitié du problème pour fermer l'escalier sans prendre de place : aggloméré de 19mm posé sur la rampe. (Une combinaison d'équerres d'angle dans le bâti de la porte, et des petites équerres au plafond). Admirez les finitions...
Et c'est solide. Regardez, une mouche peut se poser dessus !


        Reste le plus difficile, habiller le bas. Ennui : la rampe et les deux barres ne sont pas du tout alignées. A cogiter...


        Quant au haut de la porte, je me préparais le fermer, mais finalement, je crois que je ferai un panneau ouvrant pour permettre la circulation de l'air sans ouvrir la porte.


       Ah, oui, et de l'air... frais ? Non, c'est trop demander en ce moment. Vite, Bricolo, à la douche !


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Mercredi 4 juillet 2007
 
        Canicule...
     Mais je supporte bien et je travaille bien, malgré la sueur qui pique mes yeux.
      
Comme partout où elle passe, Bricolo se fait une réputation : " Como un hombre !"  Oui, oui : "Comme un homme !" Et c'est encore plus remarquable ici, où  les "dames", très coquettes (mais non, ce n'est pas incompatible - mes bandanas, pour limiter la sueur, sont en soie, à petite fleurs, assortis à mes T-shirts élégamment personnalisés - pour la chaleur - à coups de ciseaux, ah !) ne sont pas vraiment habituées à manier les outils. Les messieurs surtout s'étonnent... mais pas autant que les jeunes garçons, qui ne savent pas s'ils doivent admirer ou se moquer ! Je vois passer les deux  espèces, sympathiques ou dédaigneux. Ah, ces petits mâles !...

        Bon. En attendant de vous montrer le "gros" travail en cours, des vues de l'ouvrage précédent.
        J'ai rangé les K7 video, mais je trouvais les tranches trop colorées, en face de mes livres aux belles reliures.

        Alors, avec un reste de rouleau de papier peint au dessin "liège", j'ai découpé de quoi habiller les tranches (c'est facile à placer sous le plastique du boîtier), j'ai écrit au gros marqueur noir chaque titre (que je peux lire même sans lunettes - que je cherche toujours partout...)
        Et voilà, c'est fini, peinture et tout...



         Le "gros" travail ?
        C'est la séparation de deux étages, par une porte sur un palier de l'escalier. Le plus compliqué est de clore là où il y a la rampe, sans prendre de place en largeur car l'escalier est très étroit et tourne. Et ça doit pouvoir être éventuellement démontable sans casser la maison !
        Bricolo sue... Pas que de chaleur, croyez-moi !

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Dimanche 24 juin 2007
 
       C'est la fête au village. Sur le parvis de la petite église, comme des voiles au séchage, des bâches blanches ont été tendues pour faire de l'ombre aux attablés. Portes ouvertes sur la "salle des fêtes" d'où résonnent tantôt des accents de flamenco, tantôt ces musiques dont les graves se répercutent dans la poitrine lors des rave-parties : il en faut pour toutes les générations...
        Hier soir, les sardines grillées garnissaient les tables des convives. Garanties fraîchement pêchées, apportées par caisses, le matin, directement de la criée par le poissonnier ambulant habituel.

       Je me suis dit : "Allez, comme tout le monde, week-end de repos Bricolo !" Mais... Je n'ai réussi à m'abstenir qu'une demi-journée. J'avais trop envie de finir ce que j'avais en tête.

         Avant de quitter la France, je me suis efforcée de réduire l'énorme volume de ce que j'emportais. Oh, la, la ! Quand on aime créer de ses mains toutes catégories de travaux, ça en fait de l'outillage, des machines, des coupons de tissu, etc. ! J'ai trié, donné, jeté, et aussi vendu ce qui était le mieux dans une solderie. Notamment un beau service de table. Lourd, encombrant et pas garanti contre la casse, alors... pas de regret.
          Mais je suis arrivée au magasin le coffre plein, pour repartir le coffre... plein ! Pas pu me retenir d'acheter un lot de plusieurs dizaines de K7 vidéo à prix imbattables, démodées par le DVD. J'avais eu une vie très laborieuse, sans le loisir d'aller au cinéma ni de regarder des films. Alors  je me suis dit...
        Bon, c'est vrai, après j'ai pesté quand il m'a fallu faire mes paquets car ça faisait plusieurs cartons supplémentaires. Et depuis mon arrivée ici, ces cartons m'encombrent. Mais... ce n'est plus qu'une question de quelques minutes !

        Quand j'aurai fini cet article, voyez où je vais les mettre : sur le côté de mon placard ! Du sol jusqu'au plafond !
        Je viens juste de terminer. Hier, j'ai peint - seulement ce côté -  pour le plaisir de ranger tout de suite. Et regardez bien : pas d'étagères, juste deux barres en plastique par rayon (c'est du tube pour cable électrique, pas cher), suffisantes pour aligner les boîtiers !

        Alors voilà, ce dimanche soir, je me suis préparée ma fête personnelle : je vais vider et me débarrasser de plusieurs cartons ! Et vous savez quoi ? En plus, je suis drôlement contente d'avoir acheté ces K7 ! Même si mon espagnol s'améliore, c'est tout même agréable de suivre un film en français. Or ici, en Espagne, les DVD n'ont jamais de version française !

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