Bon. J'étais toute contente d'avoir achevé mes travaux de la partie la plus basse. Murs, jardinières, la première grande, puis une autre
petite, construite dans un angle mort. Toute la peinture murale blanche refaite, et pose de la grande triple échelle.
Ah, à propos de celle-ci : une petite histoire.
J'en avais besoin d'une très haute, mais aucune possiblité de prêt dans le village. En louer une ? Oui, mais...
Obligation de la faire livrer, puis reprendre, car sa longueur (3,50m x3) nécessitait un camion. Quand j'ai fait le calcul du coût, en plus de l'immobilisation d'une forte caution en espèces (en
Espagne, on n'utilise pas de chèques) j'ai découvert qu'en trois locations, ça me coûterait le prix d'une !
Alors j'ai réfléchi. 1) Il était évident que j'en aurais l'utilité régulièrement, car il faut repeindre, réparer, etc. 2) Mais entre-temps,
où la mettre ? J'avais bien l'idée d'une place, mais... ce n'était pas très esthétique, et puis un peu trop "sur la rue", partie commune.
Bricolo a résolu les problèmes ! Pour l'esthétique, j'ai peint les côtés de chacune des trois parties aux couleurs de mes décorations de
fenêtres. Elle est devenue la plus distinguée tripe échelle du monde ! Avec une jolie chaîne comme bracelet...
En ce qui concerne son trop remarquable emplacement, je me suis dit : "Quitte à ce qu'elle soit remarquable, autant en profiter ! Puisqu'il n'y en a pas dans le
village, je vais la proposer à la location !" J'ai donc réalisé une belle petite pancarte que j'ai fixée sur le mur au-dessus d'elle, non sans avoir auparavant distribué dans tout le
village (ça m'a fait découvrir des ruelles où je n'étais jamais allée) une jolie petite pub avec sa photo, informant qu'elle était disponible, ainsi qu'un harnais de sécurité, et même
éventuellement d'autres matériels. Petit prix horaire, "
Sin fianza para vecinos " (sans caution pour les voisins). Et comme elle pèse quand même 35 kg, j'ai fabriqué un petit chariot
spécial pour pouvoir la rouler ! Et voilà !
On me la louera, et ce sera tout bénéfice, sinon, peu importe, elle reste "joliment" à ma disposition !
Donc, j'étais toute contente d'avoir enfin totalement terminé cette partie-là.
Ici, pour faire "soigné" (car les Espagnols sont exemplaires pour les soins à leur maison) au pied des murs des maisons donnant sur les rues sans
trottoir, on peint soigneusement une large bande sur le sol (+/- 15 cm), généralement en gris (rappel du béton des sols). Cela assure en même temps l'étanchéité de l'angle si l'on investit dans
une peinture dite "
caucho" (caoutchouc).
Pour cette dernière touche, je m'étais appliqué en peignant tout le triangle d'accès à ma lingerie. Quand... la semaine qui suivit
(celle écoulée), de gros travaux ont, sans crier "gare", chamboulé ma rue et abîmé mon travail !
M'enfin !

(Remarquez l'échelle...)
J'ai bien cru que ma jardinière allait y passer ! Mais solide ( bien faite !

), elle a tenu bon malgré les vibrations.
En quelques jours, de gros travaux, fait à une vitesse... peu courante sous la canicule. Preuve que les mois d'été se terminent, et qu'il
faut se hâter sur les chantiers en prévision d'éventuels déluges orageux d'automne.
Entre les coupures d'eau, car le creusement de la tranchée a crevé les antiques conduites dont il n'y avait aucun plan, entre le bruit des engins et des
marteaux-piqueurs, la poussière dans la sécheresse (au-dessus de mon pueblo, il n'y a pas eu une seule averse depuis avril ) : pas drôle !
Et ce n'était pas tout ! Voilà ce qu'est devenu le devant de ma porte d'entrée :

Sympa, non
?
Mais là, pour une fois, j'ai eu de la chance. A une ou deux semaines près, j'aurais pu avoir terminé le sol ici aussi ! Je me réjouis d'avoir
choisi de travailler à autre chose !
Bon. Alors je ne me plains pas. Ces travaux ont pour objectif d'enterrer les vieux gros cables électriques aériens bien vilains,
motif aussi pour lequel le noble eucalyptus a été sacrifié.
Eh oui, il faut bien entrer dans le XXI ème siècle...
Commentaires